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y a trouvé du fel ammoniac, & il foupçonneque l’acide muriatique efl produit par la viedes animaux, mais aucun fait décifîf n’appuiecette opinion, & tout fe réunit au contrairepour indiquer que cet acide vient des alimens.
De tous ces faits, on doit conclure , i°. quele fuc gaftrique n’eft point encore bien connu ;2°. qu’il paroît être différent dans les diverfesclafles d’animaux, & dans le même animal »fuivant la diverlité des alimens ; 3 0 , que rienne démontre qu’il puiffe être regardé commeun acide particulier; 4 0 . que fes propriétés lesplus remarquables, font un caraâère diffolvanttrès-Gngulier qui s’étend même jufqu’aux fubf-tances olfeufes & métalliques, une indifféren»ce pour telle ou telle matière à diffoudre, 8cfur-tout une qualité antifeptique très-forte qu’ilcommunique à tous les corps avec lefquels onle mêle, & qui arrête même la putréfa&iondes fubftances qui l’ont déjà éprouvée.
Cette dernière propriété a excité plus d’at-tention que les autres. MM. Carminati , Ju-rine & Toggia ont appliqué le'fuc galfriquefurles plaies ; M, Carminati l’a même employéà l’intérieur, 8c ils font d’accord fur fa vertuantifeptique. C’efl au tems 8c à l’expérience àprononcer fur l’efficacité de ce nouveau médi-cament.