è’Hist. Nat. et de Chimie. 367plufieurs autres animaux, comme un très-bonmédicament ftomachique. Il fupplée au défaut &à l’inertie de la bile ; il donne du ton à l’eflo-mac S( rétablit les fondions de ce vifcère affai-bli; mais il demande de grandes précautionsdans fon ufage, parce qu’il efl: âcre 8c échauf-fant ; 8c il ne doit être adminiflré qu’à petitedofe, fur-tout chez les perfonnes fenfibles 8cirritables.
Toutes les fois que la bile humaine efl arrêtéedans la véficule par une caufe quelconque, &fur-tout par les ferremens fpafmodiques, commedans la mélancolie, les accès hiftériques , leslongs chagrins , &c. elle s’épaiflit 8c donne naif-fance à des concrétions brunes, légères, inflam-mables , d’une faveur amère très-forte, qu’onappelle calculs biliaires. Ces concrétions fontfouvent en très-grand nombre ; elles diflendentla véficule, elles la rempliffent quelquefois en-tièrement ; elles produifent des coliques hépa-tiques violentes , des vomiiïemens , l’idère, &c.
Ces calculs ont été examinés par M. Poulle-tier de la Salle. Il a obfervé qu’ils étoient dif-folubles dans l’efprit ardent. Ayant mis ces pier-res en digeflion dans de bon efprit de vin , il aremarqué au bout de quelque tems, que cetteliqueur étoit remplie de particules minces , bril-lantes 8c criflallines, 8c ayant toutes les appareil-