d’Hist. Nat. et de Chimie. 35-9de porc pendant long-tems ; le mercure fe di-vife, s’atténue & s’unit fi intimement à la graille,qu’il lui communique une couleur d’ardoife,& qu’il ne paroît plus fous la forme métallique.Cependant cette union ne paroît être qu’unedivifion extrême , ou au moins il n’y a qu’unepetite portion de mercure diffous par l’acideadipeux, puifqu’à l’aide d’une loupe on apper-çoit toujours des globules de mercure dans l’on-guent le mieux préparé.
Le plomb, le cuivre & le fer font les troismétaux les plus altérables par la graille. Leschaux de ces métaux s’y combinent de mêmetrès-facilement ; aufii efi-ce pour cela qu’il eltdangereux de Iaifler féjourner des alimens pré-parés avec de la graiffe dans des vaifleaux decuivre , & même dans ceux de terre dont lacouverte contient du verre de plomb. Dans lescombinaifons de la graille avec les chaux desmétaux , on obferve que celles-ci pafTent faci-lement à l’état métallique, lorfqu’elles font ai-dées par la chaleur; ce phénomène efi dû augaz inflammable dégagé de la graille, qui s’unità l’oxigyne de ces chaux.
La plupart des matières végétales font fufcep-tibles de s’unir à la graille ; les extraits & lesmucilages lui donnent une forte de folubtlitédans l’eau , ou au moins fayorifent fa fufpenfion
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