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prouve que l’acide de la graille rance met cettematière dans une forte d’état favonneux, & larend ainfi foluble par l’eau & par l’efprit ardent.Ces deux fluides pourront donc être employésavec fuccès pour rétablir une graifle altérée parla rancidité.
Lorfqu’on lave la graifle avec une grandequantité d’eau diflillée, ce fluide diflout unematière gélatineufe qu’on peut y démontrer parl’évaporation ; mais la graifle retient toujoursune certaine portion de cette matière qui lui eftintimement combinée, & d’où dépend fa pro-priété fermentefcible. Au relie, on n’a pointencore déterminé exactement faction de l’eaufur cette fubflance animale.
MM. Crell & les chimifles de Dijon nousont fait connoître l’action des matières alkali-nes fur la graifle. On favoit depuis long-tetnsque les alkaiis purs formoient une efpèce defavon avec les grailles. M. Crell en traitant lefavon avec une diflblution d’alun, en a féparél’huile , & a obtenu le fébate de potafle enévaporant la liqueur. Il a diflillé ce fel avec del’huile de vitriol, qui en a dégagé l’acide fé-bacé. Pour enlever à cet acide la portion d’aci-de vitriolique qui peut lui être uni > M. Crellconfeille de le redilliller fur un quart de fe-bate de potafle qu’il faut réferver pour cet ula.-