d’Hist. Nat. et î>é Chimie. 333cela que la partie fibrenfe diffère beaucoupde la matière albumineufe. C’efi une fubflance, plus animalifée que cette dernière, une fortede gluten animal qui a beaucoup de rapportavec celui de la farine, & qui fur-tout a lapropriété bien remarquable de devenir concretpar le refroidiffement & le repos. On ne peutdouter que cette matière, qui n’a point encoreété affez diflinguée par les médecins phifiolo-gifles & pathologiftes, ne joue un rôle particu-lier dans l’économie animale. J’ai annoncé depuislong-tems qu’elle fe dépofe dans les mufcles,qu’elle fait la bafe fibreufe de ces organes &qu’elle conflitue la matière irritable par excel-lence. J’ai cru qu’il étoit important de faireplus d’attention à cette fubflance qu’on ne l’afait jufqu’aâuellement, & de la confidérercomme capable de caufer par fon abondanceou fa déviation, des maladies particulières ;& j’ai configné les preuves de ces confidéra-tions utiles à la médecine, dans un mémoirequi fera inféré dans le Volume de la fociétéroyale de médecine pour les années 1783 , &c.- Malgré ces belles recherches fur le fang,il s’en faut de beaucoup que toutes les pro*priétés chimiques de cette humeur foient con-nues. On ne fait point encore quelle différenceintime il y a entre le férum & la partie fibreufe j
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