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la fynthèfe même la plus éloignée de la nature ,pour reproduire ees matières, & fur-tout le peud’intérêt que la plupart des chimiftesii on méde-cins ont eu jufqu’à préfent pour les cdnnoiffancesque cette analyfe peut fournir, font les prin-cipaux motifs qui ont arrêté les progrès de lafcience fur cet objet. Cependant les recherchesde quelques modernes, fur-tout de MM. Rouelle,Macquer, Bucquet, Poulletier de la Sglle,Bèrtholet, Prouft , Schéele & Bergman, ontouvert une carrière nouvelle , & annoncent quel’art de guérir pourra retirer de grands avantagesde ce genre de travail.
Le corps des principaux animaux, tels quel’homme & les quadrupèdes dont nous nousoccupons en particulier , efl formé de fluides& de folides. On diilingue les humeurs des
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animaux en trois cîaffes, relativement à leurp.fage. La première claflfe renferme les humeursrécréinentitielles, deftinées à nourrir quelquesorganes ; la fécondé comprend les humeursexcrémentitielles qui font rejettées hors du Gorpspar quelques émondoires, comme inutiles, &même comme fufceptibles de nuire fl ellesétoient retenues trop long-tems. Dans la troi-fième, on range les humeurs qui tiennent desdeux précédentes, & dont une partie efl récré-rmentitielle & l’autre excrémentitielle. Les pre-.