Druckschrift 
Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
Seite
294
Einzelbild herunterladen
 

E L f, M E N S

de los humérus. Cette belle découverte, dueà M. Camper , nous apprend que lair palFcdes poumons des oifeaux dans les os de leursailes , & que ce fluide raréfié par la chaleur deleur corps, les rend très-légers, & favorife fin-gulicrement leur vol.

Les PoifTons ont des ouies ou branchies anlieu de poumons; ces organes font formés defranges membraneufes difpofées fur un arc of-feux, & chargées dune très-grande quantité devaiffeaux fanguins. Leau entre par louverturedelà bouche des poiffons; elle pafle à traversles franges qui sécartent les unes des autres ;elle preffe & agite le fang, & elle reflort pardes ouvertures fituécs aux deux parties laté-rales & poflérieures de la tête , fur lefqueilesfont placées deux foupapes ofleufes mobiles,nommées opercules, & Contenues par la mem-brane branchiale. Buverney penfoit que lesbranchies féparoient lair contenu dans leau,M. Vicq dA?ir, qui sefl beaucoup occupé ce3anatomie des poifions, croit que leau fait lof-fice de lair dans les branchies de ces animaux.31 eft certain que comme ces animaux ne rcf-pirent point dair, & ne le changent point euacide craieux , leur fang na point le degré dechaleur que ce fluide clafiique donne à ceuxqui le refpirent.