d 9 Hist. Nat. et de Chimie, 23?un récipient, on obtient un fluide d’abord blanc& peu acide, mais qui acquiert bientôt uneacidité confidérable, & telle qu’il égale la con-centration des acides minéraux. On change derécipient pour avoir à part le phlegme & l’acide.On donne à ce dernier le nom de vinaigreradical ou vinaigre de venus. Cet acide fe co-Ipre en vert par une certaine quantité de chauxde cuivre qu’il entraîne dans fa diflillation.Lorfqu’il ne paiïe plus rien, & que la cornueell rouge, le réfidu qu’elle contient eft fousla forme d’une poufiîère brune de la couleurdu cuivre, & qui donne fouvent aux paroisdu vaifleau le brillant de ce métal. Le réfidueft forteroent pyrophorique, comme l’ont ob-fervé MM, le duc d’Ayen & Prouft. On rec-tifie le vinaigre de venus, en le diflillant à.unechaleur douce ; alors il eft parfaitement blanc,pourvu qu’on ne pouiTe pas trop le feu versla fin de l’opération, & qu’on ne defscche pastrop la portion de chaux de cuivre qui reftedans la cornue. La réduction du cuivre obfervéedans cette expérience, éclaire fur la nature duvinaigre radical. Cet acide paroît être au vi-naigre ordinaire , ce qu’eft l’acide muriatiqueaéré ou oxigync , à l’acide muriatique pur.Dans cette opération l’acide acéteux s’unit àt oxigyne de la cbaux de çyivrç, qui pafle en
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