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Eté MENStimoine porte le nom de tartre ftibié ou antî-monié. Comme c’efl un des remèdes les plusïmportans que la chimie puilTe fournir à la mé-decine , il faut en examiner avec foin les pro-priétés. Depuis Adrien de Mynficht, qui le pre-mier l’a fait connoître en 163 i , on a beaucoupN varié fur fa préparation. Les pharmacopées &les Ouvrages des chimiftes diffèrent tous, foitfur les fubflances antimoniales qu’on doit em-ployer pour cette préparation, foit fur leurquantité , ainfi que fur celle de l’eau & de lacrème de tartre, foit enfin fur la manière dela faire. On peut voir dans la Differtation deBergman fur ce médicament, un tableau très-bien fait des divers procédés donnés jufqu’ac-tuellement pour préparer le tartre antimonié.On a fuccefîivement confeillé le fafran des mé-taux, le foie, le verre & les fleurs d’antimoi-ne ; les uns ont prefcrit de faire bouillir cesfubflances avec la crème de tartre & une plusou moins grande quantité d’eau, pendant dixà douze heures ; d’autres ne demandent qu’uneébullition d’une demi-heure; enfin, il eft desauteurs qui veulent qu’on évapore la lefiivefiltrée à ficcité, & il en efl d’autres qui exigentqu’on la faffe criflallifer, & qu’on n’emploieen médecine que les criflaux. Il arrive de cesdifférentes préparations que le tartre antimonié