d’Hist. Nat. et de Chimie. 207contient de l’huile, comme tous les acides desvégétaux.
La crème de tartre s’unit très-bien aux dif-férens alkalis. On jette dans une diffolutionde craie de potaffe, de la crème de tartre enpoudre ; il fe fait une effervefcence vive pro-duite par le dégagement de l’acide craieux ; onajoute de la crème de tartre jufqu’à fatura-tion ; on filtre cette liqueur après l’avoir faitbouillir pendant une demi-heure; on l’éva-pore jufqu’à pellicule, & on la laiffe refroidirlentement; il s’y forme des criftaux en quar-rés longs, terminés par deux bifeaux. Ce felefl connu fous les noms de fel végétal j tartrefoluble , tartre tartarifé, & doit être nommétartre de potafTe. Il a une faveur amère ; il de-vient charbonneux lorfqu’on le chauffe forte-ment ; il fe décompofe dans une cornue , &donne un phlegme acide, de l’huile, 3 c beau-coup d’acide craieux. Il attire un peu l’humi-dité de l’air. Il fe diffout dans quatre partiesd’eau chaude à 40 degrés. Les acides miné-raux le décompofent & en précipitent de la crê-nie de tartre. Il eft également décompofe parla plupart des diffolutions métalliques.
La crème de tprtre, combinée avec la foude,forme le fel de Seignette, nom d’un apothi-caire de la Rochelle , qui l’a compofé le pre-