d’Hist. Nat. et de Chimie. 157fur les teintures , ou,en les diflillant ; mais dansces deux cas , l’efprit-de-vin retient le prin-cipe odorant de ces fubflances. L’eau n’ellpas capable de décompofer les teintures for-mées avec les extrado-réfineux ou les réfino-extraélifs, comme celles de rhubarbe, de fa-fran, d’opium, de gomme ammoniaque, &c.parce que ces matières font egalement dilfo-lubies dans ces deux menftrues.
L’efprit-de-vin & l’eau-de-vie ont des ima-ges très-étendus & très-multipliés. On boit ladernière de ces liqueurs pour relever les for-ces abattues; mais l’excès en efi dangereux,parce qu’elle defsèche les fibres, & produitdes tremblemens, des paralyfies, des obfiruc-tions, des hydropifies. On emploie l’efprit-de-vin pur ou uni au camphre à l’extérieur pourarrêter les progrès de la gangrène.
Les eaux diftillées fpiritueufes font adminif-trées en médecine comme toniques, cordiales,anti-fpafmodicjues, fiomachiques , &e. On lesdonne étendues dans de l’eau, ou adouciespar des firops.
On fait avec ces eaux & le fucre, des boif-fons connues fous le nom de ratafias ou de li-queurs. Ces boilfons bien préparées & prifes àpetite dofe, peuvent être utiles ; mais en gé-néral elles conviennent à peu de perfonnes,
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