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bulure du chapiteau, une livre d’efprit-de-vinreétifié & autant d’efprit de nitre fumant ; onbouche enfuite le chapiteau avec un bouchonde criftal, qu’on enveloppe d’une peau ficelée.Des que le mélange eft fait, il s’échauffebeaucoup ; il s’en dégage des vapeurs qui par-courent rapidement le col du ballon ; & enchauffant ce dernier jufqu’à l’ébuliition de laliqueur qu’il contient , il paffe de l’éther ni-treux dans le ballon qui fert de récipient. Ceprocédé, quoique fort.ingénieux, a plufieursjnconvéniens. L’appareil elt long à établir, ilefl très-cher & très-embarraffant; en outre,il expofe à des dangers, parce que malgré l’ef*pace donné aux vapeurs, elles fe dégagent firapidement, qu’il efl arrivé plufieurs fois queles vaiffeaux fe font brifés avec fracas.
M. Bogues a publié en 1773 une autre ma-nière de faire l’éther nitreux. Il confeille demêler dans une cornue de verre de huit pin-tes , une livre d’efprit-de-vin avec une livred’acide nitreux affoibli an point de ne donnerque vingt-quatre degrés au pèfe-liqueur deM. Baumé ; d’adapter à la cornue un ballonde douze pintes ; de donner paffage à l’air enajuilam deux tuyaux de plume à la jondiondes luts , Si de difliller à un feu très-doux , ens’enfonçant que très-peu la cornue dans le fa-