d’Hist. Nat. et de Chimie, typbitumes, c’eft-à-dire, une huile légère, très-odorante, très-combuftible, une efpèce denaphte qui étoit l’éther, & enluite une huilemoins volatile & plus colorée que la première,qui étoit l’huile douce du vin; on verra eneffet par les propriétés de l’éther, que nousallons examiner, que ce fluide a tous les carac-tères d’une huile très-tenue, & telle que lenaphte. Cette théorie n’explique point allezclairement ce qui fe pâlie dans la préparationde l’éther ; il paroît que l’oxigyne eft enlevéà l’acide vitriolique par l’efprit-de-vin , 8c quec’efl ce principe qui confiitue en partie l’éther.
L’éther obtenu par le procédé que nous avonsdécrit, n’eft pas très-pur; il efl uni à de l’efprit-de-vin & à de l’acide fulfureux. Pour le rec-tifier, on le diflille dans une cornue au bainde fable, avec de l’alkali fixe. Ce fei fe com-bine avec l’acide fulfureux , & l’éther pafle.très-pur à la plus douce chaleur. Si l’on féparela première moitié de ce produit , on obtientl’éther le plus pur 8c le plus reélifié.
L’éther eft un fluide beaucoup plus léger quel’efprit de-vin, d’une odeur forte, fuave & très-expanfible, d’une faveur chaude & piquante.Il eft fi volatil, qu’en le verfant ou en l’agitant,il fe diflipe en un inftant. Il produit dans Ionévaporation un froid tel qu’il peut faire geler
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