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de faire connoître. Macquer, qui, comme nousl’avons dit, regarde l’efprit-de-vin comme uncompofé d’eau & de phlogiftique, »penfe quel'huile de vitriol enlève l’eau de cette fubftance,& la rapproche de plus eu plus des caradèresde l’huile. Ainfi, fuivant cette opinion , il paried’abord de l’efprit-de-vin peu altéré, enfuiteun fluide qui tient le milieu entre l’efprit-de-vin& l’huile, qui eft l’éther, & entin une véritablehuile; parce que l’huile de vitriol agit avecd’autant plus d’énergie fur les principes de l’ef-prit-de-vin, que la chaleur employée pourobtenir l’éther eft plus forte. Bucquet, frappéd’une objedion forte qu’il avoit faite à cettethéorie, fur ce qu’il étoit difficile de concevoircomment l’huile de vitriol, chargée dès le com-mencement de fon adion fur l’efprit-de-vin»d’une certaine quantité d’eau qu’elle avoit en-levée à ce fluide , pouvoit, quoique phlegma-tique , réagir aflez fur une autre portion dumême efprit pour le mettre dans l’état huileux ,a propofé une autre opinion fur la produdionde l’éther; il regardoit l’efprit-de-vin commeun fluide compofé d’huile, d’acide & d’eau ;il penfoit que lorfqu’on mêloit l’acide vitrioli-que à cèt efprit, il réfultoit de ce mélangeline forte de fluide bitumineux, qui fourniffoitpar la chaleur les mêmes principes que tous les