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leurs des plantes. M. Baumé, qui, dans fonmémoire fur les argiles, a fait mention du ré-fidu terreux des végétaux, allure qu’il formeavec l’acide vitriolique de l’alun & de la fé-lénite un peu différente de celle qui eft pro-duite par la terre calcaire pure ; les autresacides donnent avec ce réfidu des fels fpathi-ques, & un peu de fels martiaux. M. Baumecroit, d’après cela, que la terre des végétauxefl formée d’argile , & d’une terre voifine desterrescalcaires, quoiqu’elle diffère fenfiblement,fuivant lui, de ces dernières, en ce qu’elle nefarine point de chaux vive par l’aétion du feu.Il penfe que l’argue efi formée dans ces êtrespar les coîliflons qu’y éprouve la terre vitri-fiable, & par l’adion des acides auxquels ellefe combine ; que l’argile une fois formée,pafTe à l’état de terre calcaire par les nouvellesélaborations qu’elle fubit dans les filières desvégétaux.
Qu’il nous foit permis d’obferver que lesdécouvertes faites en Suède fur la nature falinedes os des animaux , qui font à ces êtres ceque paroît être le tifîu fibreux des végétaux ,femblent annoncer que le réfidu de ces der-niers n’eft rien moins qu’une terre- Peut-êtrequ’une analyfe exaéte , telle qu’on n’en a pointencore faite fur cet objet, apprendrait que ce