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Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
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Le phlegme eft à leau de compofitiondu végétal, & en partie à l'eau de végétation,fur-tout lorfque le corps analyfé neft pas en-tièrement fec; ce qui fait quil eft plus ou moinsabondant, fuivant la plus ou moins grande def»ficcation que le végétal a éprouvée avant dêtrefournis à la diftillation. Ce phlegme eft plus oumoins coloré en rouge par la petitequantitéde matière huileufe quil enlève, & qui eft misdans un état favonneux par le fel quil tient or-dinairement en diffolution. La matière falinequi lui eft unie, eft le plus fouvent acide ;ceft pour cela que ce phlegme rougit ordinai-rement le firop de violettes, & fait effervef-cence avec les alkalis craieux. Cet acide ap-partient aux mucilages & aux huiles. Quelque-fois le phlegme eft alkalin , comme dans ladiftillation des plantes nitreufes, crucifères, desfesnences émulftves & farineufes. Souvent il eftammoniacal, parce que lalkali volatil qui fuc-ccde à lacide, fe combine avec lui. On saf-fure de ce fait en jetant un peu dalkali fixe oude chaux-vive dans ce phlegme. Lorfquil eftammoniacal, il fe dégage une odeur vive dal-kali volatil. Quoique les acides des végétauxne paroiiïent pas être tous de la même nature,ceux que lon obtient dans leur diffolution pré-fentent les mêmes caradères extérieurs, mais ils