d’Hist.Nat. et de Chimie. 135
Quoique la diflillation des végétaux ne donnejamais que des produits fur lefquels on ne doitpas entièrement compter , ces produits diffè-rent cependant affez les uns des autres , pourdevoir être foigneufement diftingués.
Le premier produit que l’on obtient elî uneliqueur aqueufe, chargée de quelques princi-pes odorans & falins-. Ce phîegme prend peuà peu plus de couleur & plus de propriétésfaîines. Il lui fuccède une huile colorée, dontla couleur fe fonce à mefure que la diflillationavance, 8c qui prend en même - tems de laconfiflance & de la pefanteur. Cette hiliîe efttantôt légère & fluide, d’autres fois pefante8c fufceptibie de devenir folide. Elle exhaleconftamment une odeur forte 8c empyteuma-tique. Il fe dégage en même-tems qu’elle uneplus ou moins grande quantité de fluides élas-tiques , qui font ou de l’acide craîeux, ou dugaz inflammable, & le plus fouvent ces deuxfubftances mêlées. C’eft auflî à cette même épo-que que fe fublime le fel volatil , forfque levégétal eft de nature à en fournir. Lorfque tou-tes ces matières font paffées , le végétal eft ré-duit dans l’état charbonneux. Revenons main-tenant fur chacun de ces produits , 8c voyonsquelle eft leur nature, 8c à quelles fubftancesils doivent leur formation*
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