d’Hist. Nat. et de Chimie. 131fon Tel, &c. Mais pour tirer ce parti de Panalyfeà feu nu, il faut i°. bien connoître faction dufeu fur chaque principe immédiat ou prochaindes végétaux, tels que l’extrait, le mucilage,la matière faline, les fucs huileux, fluides oufecs, &c. 2°. comparer les produits de la dif-tillation du végétal entier avec ceux que don-nent ordinairement les principes prochains, trai-tés de la même manière ; 3 0 . analyfer en même-tems par les menflrues le végétal, afin de re-connoître fes principes prochains, & de pou-' voir tirer des induétions utiles fur les altérationsque le feu lui fait fubir.
Le procédé nécelïaire pour difliller les vé-gétaux à feu nu, eft très-facile & très-fimple.On met dans une cornue de verre ou de terre,une quantité donnée du végétal fec ; on a foinde ne remplir ce vaiffeau qu’à la moitié ouaux deux tiers ; on place la cornue dans un four-neau de réverbère ; on ajufie à fon col un bal-lon proportionné. Autrefois on recommandoitde fe fervir d’un ballon perforé d’un petit trou,afin de donner iiïue à l’air , qu’on difoit fedégager en plus ou moins grande quantité desvégétaux, & qui expofe les vaiflTeaux à la rup-ture. Aujourd’hui l’on fait que le fluide aéri-forme qui s’échappe de ces corps mis en dis-tillation , n’efl; prefque jamais de l’air, mais
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