Druckschrift 
Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
Seite
95
Einzelbild herunterladen
 

DHrsT. Nat. et de Chimie. 95"8 °. La myrrhe eft en larmes rougeâtres, bril-lantes , dune odeur forte, allez agréable, dunefaveur amère, & qui préfentent dans leur frac-ture des lignes blanches de la forme dun on-gle. Quelques-unes de ces larmes font entière-ment gommeufes & fades. La myrrhe vientdEgypte, & fur-tout dArabie, du pays deTroglodytes. On ne connoît pas la plante quila fournit; elle contient beaucoup plus dex--trait que de réfine. On lemploie en médecinecomme un très-bon ftomachique, comme an-tifpafmodique & cordiale. Cartheufer recom-mande aux gens de lettres qui ont leflomacdélicat, den mâcher & de lavaler délayée dansla falive. On sen fert en chirurgie pour déter-ger les ulcères fameux, & pour arrêter les pro-grès de la carie. On lemploie en poudre oudifloute dans lefprit-de-vin.

en larmes blanches à lintérieur & jaunes exté-rieurement , & fouvent en malles allez fembla-bles à celles du benjoin. Leur couleur blanche

cette fubflance par leau & pat lefprit-de-viu,

9 0 . La gomme ammoniaque eft quelquefois

co®* 6c leur odeur fétide les font aifément diftinguer.

oi#k On foupçonne que cette gomme réfine qui nous

lie; ^ eft apportée de lAfrique, eft tirée dune plante

yhc® - ombellifère, à caufe des femences qui y font

üflirî mêlées. Les phénomènes de la diffolution de

0