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s’en fert à l’intérieur comme d’un puiffant an-tifpafmodique , & on l’applique comme dif-cuflif à l’extérieur.
7 0 . L’aloes eit un Tue rouge foncé , & mêmebrun, d’une amertume conlidérable. On en dif-tingue de trois efpècesjJ’aloesfuccotrin, 1 aloëshépatique & l’aloës caballin ; ils ne diffèrent quepar la pureté. La première efpèce eff la pluspure. A. de Juffîeu a vu préparer les differensaloës à Morviedro en Efpagne, avec les feuillesde l’aloës commun; on y fait des incifions pro-fondes , on laifle couler le lue , on le décantede defllts fa fécule, & on l’épaiflit au foîeil;on l’envoie dans des facs de cuir fous le nomd’aloës fuccotrin. On exprime les feuilles & onen defsèche le fuc 4épuré par le repos , c’efl:l’aloës hépatique ; enfin, on exprime plus for-tement les mêmes feuilles, & on en mêle lefuc avec les lies des deux précédens, pour enformer i’aloës caballin. Le premier aloës con-tient beaucoup moins de réfine que les der-niers qui font beaucoup plus purgatifs. On fefert de la première efpèce en médecine, commed’un purgatif draftique, & on lui a reconnu lapropriété d’exciter le flux menftruel chez lesfemmes, Sc le flux hémorroïdal chez les hom-mes. On le recommande fur- tout comme un très-bon hydragogie.