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nature : on eft dans l’ufage de n’employer quecelles que l’on diftille à feu nud avec de l’eau,comme on le fait pour obtenir les huiles ef-fentielles. Nous obferverons que cette manipula-tion efl bonne pour les eaux eflentielles aroma-tiques , mais qu’elle eft défedueufe pour cellesdes plantes nommées communément inodores.Nous croyons qu’il efl indifpenfable de les dif-tiller au bain-marie ; comme on ne prend pointordinairement cette précaution, elles ont uneodeur de feu ou d’empyreume, fans être char-gées de celle de la plante. Si la vertu de ceseaux ne rélîde que dans leur efprit redeur,quelque foible qu’il foit, il eft certain que dela manière dont on les prépare, on leur ôtetoutes les propriétés qu’elles peuvent avoir.
Nous ajouterons encore à ces obfervationsque les eaux diflillées des plantes que l’on pré-pare en pharmacie, ne font point l’efprit rec-teur pur dans le fens de Boerhaave , mais quecet efprit redeur y eft noyé dans une grandequantité d’eau que l'on diftille avec les plantes.
CHAPITRE