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d’Hist. Nat. et de Chimie. 79
La fécondé confidération par laquelle nousterminerons l’hifloire chimique du principe del’odeur, c’eft que , quoique les plantes qui ontété appelées inodores foient regardées commene contenant point ce principe, il ell cepen-dant très-démontré aujourd’hui qu’on peut enextraire à l’aide de la chaleur, la plus doucedu bain-marie, une eau dont l’odeur quoiquetrès-légère fuffit cependant pour faire connoî-tre très-bien la plante d’où elle a été tirée. Je puisaffluer, pour l’avoir éprouvé un grand nombrede fois, que les plantes réputées les plus ino-dores , telles que la chicorée, le plantain , labourrache, donnent au bain - marie une eauqui répand tellement leur odeur, qu’on peutles diftinguer les unes des autres. Il eft vraique ces efprits reéleurs fades fe décompofenttrès-vîte & perdent bientôt la légère odeur quiles caraâérife. Ils s’altèrent, fermentent &pafL.fent meme à l’acidité ou à l’alkali, fuivant leurqualité.
Il exifleun art fondé fur les moyens d’extraireles parties odorantes des végétaux, de les con-ferver, de les fixer dans différentes fubflances,c’efl celui du parfumeur. La plupart de fes pro-cédés font entièrement chimiques.
La médecine fait un a fiez grand ufage des eauxdiflillées. Elles ont différentes vertus fuivant leur