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Tome Quatrieme (1786)
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par la quantité, la force 8c la nature de ce prin*cipe. Les unes en font abondamment pourvues,8c ne le perdent même quen partie par leurdéification , de forte quil paroît jouir alorsdun certain degré de fixité ; tels font en géné-ral les bois odorans & toutes les parties végé-tales odorantes, sèches & ligneufes. Dautresen ont un fi fugace 8c fi volatil, que quoiquellesaient beaucoup dodeur, on ne peut en fixerle principe quavec peine. Enfin , il efi desplantes dont lodeur efi fade 8c peu fenfible ;on les a appelées inodores; ces dernières nayantpour ainfi dire quune odeur dherbe, leur prin-cipe reéteur a été nommé herbacé.

La plus légère chaleur fuffit pour dégagerlefprit redeur des plantes. Pour lobtenir, il fautdifiüler la plante au bain-marie 8c en recevoirles vapeurs dans un chapiteau froid qui les con-denfe 8c les fait couler en liqueur dans un-*cipient. Ce produit efi une eau limpide, char-gée dodeur 8c quon nomme eau effentielle oueau difiillée. Cette liqueur doit être regardéecomme une diffolution du principe odorant dansleau. Ce principe efi plus volatil que le fluidequi le tient en difTolution -, fi lon chauffe cetefprit redeur, il perd peu à peu fon odeur 8cdevient fade; fi on lexpofe à lair, il éprouvela même altération, il dépofe des floccons très-