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par la quantité, la force 8c la nature de ce prin*cipe. Les unes en font abondamment pourvues,8c ne le perdent même qu’en partie par leurdéification , de forte qu’il paroît jouir alorsd’un certain degré de fixité ; tels font en géné-ral les bois odorans & toutes les parties végé-tales odorantes, sèches & ligneufes. D’autresen ont un fi fugace 8c fi volatil, que quoiqu’ellesaient beaucoup d’odeur, on ne peut en fixerle principe qu’avec peine. Enfin , il efi desplantes dont l’odeur efi fade 8c peu fenfible ;on les a appelées inodores; ces dernières n’ayantpour ainfi dire qu’une odeur d’herbe, leur prin-cipe reéteur a été nommé herbacé.
La plus légère chaleur fuffit pour dégagerl’efprit redeur des plantes. Pour l’obtenir, il fautdifiüler la plante au bain-marie 8c en recevoirles vapeurs dans un chapiteau froid qui les con-denfe 8c les fait couler en liqueur dans un ré-*cipient. Ce produit efi une eau limpide, char-gée d’odeur 8c qu’on nomme eau effentielle oueau difiillée. Cette liqueur doit être regardéecomme une diffolution du principe odorant dansl’eau. Ce principe efi plus volatil que le fluidequi le tient en difTolution -, fi l’on chauffe cetefprit redeur, il perd peu à peu fon odeur 8cdevient fade; fi on l’expofe à l’air, il éprouvela même altération, il dépofe des floccons très-