d’Hist. Nat. et de Chimie, .fi-celles qui s’éloignent le plus de la matière fu-crée , donnent beaucoup plus de cet acide par-ticulier par l’adion de l’efprit de nitre. Lefucre pur n’a fourni à Bergman qu’un tiers defon poids d’acide, & M. Berthoilet en a retiréplus de moitié de la laine. Il paraît donc,comme le penfe M. de Morveau , que cetacide eft formé par l’union d’une huile atté-nuée particulière qui fe rencontre dans toutesles fubftances organiques, qui efl; la même par-tout, & que d’après cela le nom d’acide fac-;charin ne lui convient point. M. Schéele. aobfervé que l’acide du citron criflallifé par leprocédé que nous avons indiqué dans le cha-pitre précédent , ne donne point d’acide dufucre par l’adion de l’acide nitreux , tandisque le jus de citron en fournit ; l’acide vitrio-lique employé pour la purification de ce fucreaigre, paraît donc décompofer cette huile quifait la bafe de l’acide faccharin.
Le fucre efl d’un ufage très-étendu. C’eftun aliment dont la grande quantité efl capa-ble d’échauffer. On l’emploie beaucoup dansla pharmacie ; il fait la bafe des firops , destablettes & des pâtes. Il efl fort utile pour fa-vorifer la diflolution ou la fufpenfion dansl’eau , des réfines , des huiles , &c. Il fert àccnferver les fucs des fruits que l’on réduit en