\
d’Hist; Nat. et de Chimie. 19que lefuc eft éclairci; on la plonge enfuîte dans‘ l’eau froide j & on filtre le fuc; d par l’efpritde vin qui coagule la fécule; e par les acidesVégétaux, ainfi que la pharmacopée de Londresle prefcrit pour les fucs des plantes crucifères.
Les fucs des plantes tiennent en diflolutiondes matières qui, féparées du véhicule aqueux,forment ce que l’on appelle en pharmacie lesextraits. On diftingue ces matières en trois ef-pèces ; les extraits muqueux, les favonneux sles extraélo-réfineux.
On donne le nom d’extraits muqueux à ceuxqui fe dilïolVent bien dans l’eau, très-peu dansl’efprit-de-vin, & qui paflent à la fermentationfpiritüeufe ; tel efl le rob de grofeille qu’onprépare en évaporant le fuc de ce fruit.
Les extraits favonneux ont pour caradère defe difloudre dans l’eau, & en partie dans l’ef-prit-de-vin , de fe moifir plutôt que de parierU la fermentation fpiritueufe. Le fuc de bou-rache épaiffi en fournit un de cette nature. Cefont là les extraits proprement dits.
Les extraélo-réfineux fe dilfolvent dans l’eau8c dans l’efprit ardent ; ils font inflammables - 'parce qu’ils contiennent un principe réfineux j8c ils ne s’altèrent en aucune manière à l’air. Lefuc épaiffi de concombre fauvage , nomméélaterium. , eft de cette efpèce. On fait des
Bij