Coliques. 17 ïL’on ne doit donner, dans ce cas, que lesboiffons indiquées dans ce chapitre, & quel-ques bouillons farineux.
La rupture de l’abcès cft quelquefois mar-quée par une petite défaillance, fuivie d’uneceffation de pefanteur dans la partie où onla reffentoit ; quand le pus s’épanche dansl’inteftin, le malade a quelquefois des en-vies de vomir, des vertiges, & le pus pa~roît dans les premières Celles. Il relie alorsun ulcéré dans l’intérieur du boyau , qui,négligé ou mal traité, peut conduire à unefievre lente & à la mort, & que j’ai guéri ,en faifant vivre uniquement de lait écrémé,coupé avec un tiers d’eau, & en donnant,de deux jours l’un , un lavement, avec par-ties égales d’eau & de lait, un peu de miel.
Quand l’abcès crève en dehors de l’in—teftin , ôc que le pus s’épanche dans le ven-tre, c’ell un cas très-grave, qui demandedes fecours que je ne puis pas détailler ici.
Colique bilieufe.
§. 301. La colique bilieufe fe manifefîepar des douleurs très-aiguës, mais elle eftalTez rarement accompagnée de fievre, àmoins qu’elle n’ait déjà duré un jour oudeux. Lors même qu’il y en a, le pouls,quoique vite, n’eft ni fort, ni fort dur; leventre n’eft ni tendu , ni brûlant, commedans la colique précédente; les urines cou-lent mieux, & font moins rouges; la cha-leur intérieure (k la foif font allez preffan.
M iv