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Tome premier (1780)
Entstehung
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269
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Coliques. 2.69fîevre a fini, que le malade reprend un peude force & de fommeil, il convient de lepurger, mais avec un purgatif très-doux.Deux onces de manne & un quart doncede fel de Sedlit {, de Glauber ou d'Epfom ,dilTous dans un verre de petit-lait, purgentordinairement très-bien , à cette époque ,les hommes les plus robuftes & les plus durs.La manne feule fuffit pour les perfonnes dé-licates ; & tous les purgatifs âcres feroienttrès-dangereux, vu la grande fenfibilité deleftomac & des boyaux, après cet état.

§. 199. Cette maladie eft quelquefois lef-fet dune inflammation générale du fang ,& elle eft produite, comme les autres ma-ladies inflammatoires, par des travaux for-cés , une grande chaleur, des aliments oudes boifl'ons échauffantes, &c. ; fouvent auffielle eft la fuite des autres coliques mal trai-tées, qui* nauroiert point été inflammatoi-res, mais qui le deviennent; & jai vu plu-fieurs fois ces coliques naître après les reme-des chauds, (voyez-en un exemple, §. 164.)

300. Dix jours après que jeus guéri unefemme dune colique affez forte , les dou-leurs revinrent violemment dans la nuit ;elle crut quelles nétoient occaflonnées quepar des vents, & elle efpéra de les appai-fer par beaucoup deau de noix, qui, bien-loin de produire cet effet, les rendit plusatroces, elles devinrent inouies, & ceft ce

3 ui devoit néceflairement arriver : elle meenranda de grand matin; le poulsétoit fort,vite , dur ; le ventre tendu ; les reins fouf-

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