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& dort mal, & il a quelquefois beaucoupd’2ppétit.
3°. Quand cet état a duré quelques jours,il liirvient, un friflfon plus long que vio-lent , enfuite une chaleur peu forte , maisaccompagnée de beaucoup d’inquiétude &d’oppreflion. Le malade ne peut pas tenirau lit, il va & vient dans la chambre quoi-que très-abattu ; le pouls eft foible & affezvite, les urines ne font quelquefois que peuchangées , d’autres fois en petite quantité& allez rouges ; il ne touffe pas beaucoup,& ne crache qu’avec peine. Le vifage eftordinairement très-rouge & même livide ,il ne peut ni veiller ni dormir, il a desmoments de rêveries, dans d’autres l’efpriteft libre. Quelquefois, fur-tout chez les vieil-lards , cet état finit tout-à-coup par un éva-nouifl'emcnt mortel. D’autres fois l’opprcf-fion &: l’angoiflè augmentent, le malade nepeut refpirer qu’aflïs & avec un travaifcruel ;le cerveau s’embarrafl'e tout-à-fait, le poulseft très-vite & très-petit ; cet état dure quel-ques heures & finit auftï tout-à-coup.
§. 291. Cette maladie eft très-dangereu-fe; premièrement, parce qu’elle attaque desfujets dont le tempérament n’a pas de ref-fources; en fécond lieu, parce qu’elle eftprompte, car on meurt quelquefois dès letroifieme jour , & l’on paffe rarement lefeptieme, pendant que la caufe du mal de-manderait de longs fecours. D’ailleurs s’ily a des raifons pour employer un reme-de , il y en a fouvent d’autres qui l’em-