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Tome premier (1780)
Entstehung
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262
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Z 61 P É II I P N E U MO NI E S

& dort mal, & il a quelquefois beaucoupd2ppétit.

3°. Quand cet état a duré quelques jours,il liirvient, un friflfon plus long que vio-lent , enfuite une chaleur peu forte , maisaccompagnée de beaucoup dinquiétude &doppreflion. Le malade ne peut pas tenirau lit, il va & vient dans la chambre quoi-que très-abattu ; le pouls eft foible & affezvite, les urines ne font quelquefois que peuchangées , dautres fois en petite quantité& allez rouges ; il ne touffe pas beaucoup,& ne crache quavec peine. Le vifage eftordinairement très-rouge & même livide ,il ne peut ni veiller ni dormir, il a desmoments de rêveries, dans dautres lefpriteft libre. Quelquefois, fur-tout chez les vieil-lards , cet état finit tout-à-coup par un éva-nouifl'emcnt mortel. Dautres fois lopprcf-fion &: langoiflè augmentent, le malade nepeut refpirer quaflïs & avec un travaifcruel ;le cerveau sembarrafl'e tout-à-fait, le poulseft très-vite & très-petit ; cet état dure quel-ques heures & finit auftï tout-à-coup.

§. 291. Cette maladie eft très-dangereu-fe; premièrement, parce quelle attaque desfujets dont le tempérament na pas de ref-fources; en fécond lieu, parce quelle eftprompte, car on meurt quelquefois dès letroifieme jour , & lon paffe rarement lefeptieme, pendant que la caufe du mal de-manderait de longs fecours. Dailleurs sily a des raifons pour employer un reme-de , il y en a fouvent dautres qui lem-