22© FIEVRES
N°. 3 6 , & les laiffer fuppurer le plus long-temps qu’il fera pollible.
6 °. Quand la fievre eft‘très-forte, il fautabfolument retrancher toute nourriture.
7°. Quand on ne peut pas donner l’é-métique, l’on doit donner le matin, deuxjours de fuite , trois prifes de la poudreFJ°, 24 à une heure de diftance l’une del’autre ; ce remede procure quelques fellesbilieufes , qui abattent beaucoup la fievre& diminuent confidérablement la violencede tout le refte de la maladie. On l’emploieavec fuccès dans les cas où la fievre tropforte empêche l’émétique, & l’on doit feborner à ce remede, toutes les fois qu’oneft incertain fi les circonftances du mal per-mettent le vomiffement, dont on peut d’ail-leurs fe pafîer dans un très-grand nombrede cas.
8°. Quand le mal a beaucoup diminué,que les redoublements font foibles & quele malade eft quelques heures fans fievre ,on doit difcontinuer l’ufage journalier desboifi'ons purgatives, mais l’on continue ce-lui des tifanes ordinaires, & l’on fait très-bien de donner de deux en deux jours, deuxprifes de la poudre N°. 24, qui prévienttrès-bien toutes les fuites fàcheufes de lamaladie.
9°. Si la fievre a fini pendant la plusgrande partie du jour, fi la langue eft bonne,ïî le malade a été bien purgé, & qu’il reftecependant un accès de fievre tous les jours ,il faut donner la poudre N°. 14 quatre pri-