Petite Vérole. 187
- 2.07. Outre tous ces fymptomes, il y
en a quelques autres qui demandent auffibeaucoup d'attention. L’un, c’eft le mal degorge, dont plufieurs malades font atteintsdès que la fièvre eft un peu forte. II duredeux ou trois jours, gène quand on veutavaler , & même quand la maladie eft ex-trêmement grave , il en empêche abfolu-ment. On l’attribue ordinairement aux bou-tons qui pouffent dans la gorge ; mais c’eftune erreur, & ces boutons font prefque tou-jours une. A chimere. Il naît le plus fouventavant le temps de l’éruption ; fi le mal eftléger, il finit quand elle eft faite ; & quandil.reparoît dans le courant de la maladie, ileft toujours proportionné au degré de la fiè-vre ; ainfi il ne dépend point des boutons,mais de l’ir. ftammation ; & s’il eft: de durée *il eft prefque toujours fuivi du fécond fymp-tome , qui eft la falivation , c’eft-à-dire ,le crachement d’une grande quantité de fa-live. Elle a rarement lieu quand la maladieeft très-légere, ou le malade très-qeune ; ellemanque rarement quand la maladie eft con-fidérable, & que le malade a plus de feptou huit ans ; elle eft prodigieufe quand lapetite vérole eft très-abondante & le maladeadulte. Dans ce dernier cas elle eft conti-nuelle, elle ne laiflè aucun repos au mala-de , & fouvent elle l’incommode plus qu’au-cun des autres fymptomes de la maladie ,d’autant plus qu’au bout de quelques joursles levres, l’intérieur des joues, la langue,le palais font entièrement écorchés. Quel-