i86 Petite Vérole.boutons, & que ce degré a lieu fuccefiive-ulent dans ces différentes parties.
<j.io 6 . Quand on a beaucoup de boutons,la fievre fe releve dans le temps de la fup-puration, & cela n’cft point étonnant : unfcul furoncle (clou en terme du pays) donnela fievre; comment des centaines, ou desmilliers de ces petits abcès ne la donneroient-ils pas? Le temps de cette fievre eft l’épo-que la plus dangereufe de la maladie; elletombe entre le neuvième &le treizième jour;car plufieurs circonftances varient de deuxou trois jours le point de la maturité. Le ma-lade éprouve alors de la chaleur, de la foif,des douleurs, de la peine à trouver une at-titude favorable. Si le mal eft confidérable,il ne dort point, il a des rêveries, de l’op-prefiidn , de l’affoupifTement, & quand ilmeurt, il meurt fuffoqué ou léthargique ,fouvent tous les deux à la fois.
Le pouls de cette fievre de fuppuration eftquelquefois d’une vîteffe étonnante ; & l’en-flure des poignets fait qu’il paroîtdans quel-ques fujets très-petit. Le temps du plus granddanger, c’cft quand le vifage, la tête , lecol, font extrêmement enflés. Dès que cesparties commencent à défenfler , que lescroûtes du vifage commencent à lécher, &que la peau fe flétrit, le pouls devient unpeu moins fréquent, & le danger diminue.Quand il n’y a que très-peu de boutons,cette fécondé fievre eft fi légère , qu’il fautêtre attentif pour l’appercevoir, & elle n’eftpas dangereufe.