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qu’il n’a pas. Cette idée faufle & baroquefait faire une adion dangereufe à ceux quien font imbus; ils fe fervent du droit quemalheureufement la loi leur accorde de fairetuer le chien, & par-la ils reftent dans l’in-certitude fur fon état & fur leur fort; in-certitude effrayante, & qui peut avoir desfuites fâcheufes indépendantes de tout venin.
Le parti qu’on doit prendre, c’eft de faireenfermer le chien fous fes yeux, afin de s’af-furer s’il eft enragé ou s’il ne l’eft pas.
§. aoi. Il n’eft plus néceffaire aujour-d’hui de montrer l’horreur, la barbarie &le crime de cette méthode, qui étouffoit, iln’y a pas fi long-temps, les malades entre descouvertures ou des matelas; elle eft prohi-bée dans plufieurs pays, & fans doute elleferoit punie, au moins elle devroit l’être,dans ceux même où elle ne l’eft pas encore.
Une autre barbarie, dont il faut efpéreraufli qu’on ne verra plus d’exemple , c’eftl’abandon de ces miférables fans aucun fe-cours ; abandon odieux , lors même qu’onn’avoit pas d’efpérance de les fauver, & quiferoit criminel aujourd’hui qu’on peut leurdonner des fecours efficaces. Je le réitéré,les malades n’ont très-fouvent aucune en-vie de mordre; lors même qu’ils y font por»tés, ils craignent de le faire, & avertiflentqu’on s’éloigne d’eux : ainfi il n’y a au-cun danger à courir ; ou lorfqu’il y en a,il eft très-aifé de le prévenir par quelques-précautions.
On a vanté depuis quelques années, com- 1