176 Rage.
chez qui elle s’eft déjà manifefte'e, doiventemployer ces mêmes remcdes avec une con-fiance proportionnée au grand nombre deguérifons opérées par leurs fecours. Il ya eu cependant des cas dans lefquels ils ontété inutiles : mais quelle eft la maladie quin’ait pas ces cas incurables?
19$. D’abord après la morfure, fi elleeft dans les chairs , & fi on peut le fairelans danger , il faut couper tout ce qui aété touché; anciennement on le brûloit avecnn fer rouge, car les tarifications font af-fez inutiles, & cette méthode feroit peut-être la plus efficace; mais elle demande une ^fermeté qu’on ne trouve pas chez tous lesmalades. L’on doit laver long temps la plaieavec de l’eau tiede légèrement falée; enfuiteon en frotte les bords & les environs à deuxpouces de diftance , avec un demi quartd’once de l’onguent N°. 18 , & on la panfedeux fois par jour avec un onguent fortdoux , comme N°. 29 , pour former unefuppuration ; mais on ne fe fert de l’on-guent N°. 28 qu’une fois par jour. Il eftpernicieux defucer la plaie, on infeéle par-la direélement la falive & la mafle des hu-meurs, & il en réfulte encore cet autre dan-ger , c’eft que la partie mordue ne s’irri-tant pas, on n’éprouve point avant la ma-ladie ces fymptomes précurfeurs dont j’aiparlé §.190, qui avertiffent du danger allezà temps pour y apporter un remede fûr.
Par rapport au régime, il faut diminuerla quantité des aliments, & fur-tout de la