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nées, celle d’hépatique terreftre mêlée avecun tiers de poivre, remede long temps vantéen Angleterre; celle d’écailles d’huitre, cellede verveine , le bain de mer, la clef defaint Hubert, 6cc. La mort_d’une foule d’en-ragés , qui les avoient prefque tous pris, &.la certitude qu’ils n’ont jamais guéri qui quece foit quand la rage étoit manifeftée, enortt démontré l’inutilité à toute l’Europe.Il eft certain qu’avant l’an 1730 il n’étoitréchappé aucun malade de ceux chez quila maladie avoit commencé à fe déclarer,6c que tous les remedes leur étoient inuti-les. Quand on leur donnoit les remedes avantle mal, les uns devenoient enragés, 6c nonpas les autres ; il en étoit de même de ceuxqui ne prenoient point de remedes, ainfiles remedes ne fervoient a rien. Depuis cetteépoque on a eu le bonheur d’en décou-vrir un fûr, qui eft le mercure 6c quelquesautres.
§. 194. Il faut détruire îc venin , 6c Temercure produit cet effet, il en eft le con-trepoifon. Le venin occafionne une irri-tation générale des nerfs : on la calme pardes antifpafmodiques : ainfi le mercure &les antifpafmodiques font tout ce qu’il ya à faire dans cette maladie. L’on a ac-tuellement plufieurs exemples de gens véri-tablement enragés, guéris par ces heureuxfecours; 6c ceux qui ont le malheur d’êtremordus doivent être perfuadés qu’en pre-nant les précautions néceffaircs, ils font en-tièrement a l’abri delà maladie. Ceux même
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