Rhumatisme. i 6 tment quelques moments, les douleurs fontplus fortes au réveil.
§. 173. Le rhumatifme fe termine, oupar les {'elles, ou par des urines troubles,épaiffes, & qui dépofent abondamment unfédiment jaunâtre, ou par des fueurs; & ileft rare que cette derniere évacuation n’aitpas lieu fur la fin de la maladie. On l’aideen buvant du fureau. Mais dans les com-mencements , les fueurs font pernicieufes.
§. 174. Il arrive aufli, mais plus rare-ment, que les rhumatifmes fe terminent parle dépôt d’une matière âcre fur 1* jambesoù elle forme d’abord des veffies, qui s’ou-vrent & dégénèrent en ulcérés, qu’il ne faut
f ias fermer trop tôt ; fi on le fait, les dou-eurs reviennent promptement. Ils fe fechentnaturellement par une diete très-fobre fitquelques purgatifs doux.
§. 175. D’autres fois il fe forme un ab-cès dans la partie malade ou dans le voi-finage. J’ai vu un vigneron chez qui, aprèsde violents maux de reins, il fe forma un.abcès au haut de la cuilfe , qu’il négligealong-temps; quand je le vis il étoit monf-trueux. Je le fis ouvrir; il en fortit tout àla fois plus de deux pots de pus; mais lemalade, épuifé , mourut au bout de quel-que temps.
J’ai revu le même accident cette année(1774) •> I e ma ^ avoit été fi peu connu qu’onavoit laiffe former la grangrene avant quede fe douter qu’il y eut du pus que je trou-vai au premier attouchement, & je fuis per-