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Tome premier (1780)
Entstehung
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152
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Coups

§. 160 . Il eft très-important de traiter da-bord les coups de foleil : fi on les néglige,ceux mêmes qui auroient été aifés a guérir,deviennent très-fâcheux. On les traite commetoutes les maladies précédentes, par les fai-gnées & les rafraîchiffants de toute efpece,en boiffons, en bains, en lavements.

i°. Si le mal eft preflant, il faut com-mencer par une très-forte faignée, & la réi-térer; elle fait quelquefois difparoître fur lechamp tous les accidents; dautres fois ondoit la réitérer fouvent. Il fallut faignex neuffois Louis XIV, pour le fauver en 1658 ,après un coup de foleil quil reçut à la chaflè.

a°. Après la faignée on met les jambesdans leau tiede , ceft un des remedes quifoulagent le plus promptement, & jai vule mal de tête fe difliper & revenir à pro-portion du nombre & de la longueur des,bains de jambes. Il faut, quand le mal eftgrave, en venir au demi-bain & même aubain entier; mais il ne doit être que tiede,non plus que les bains de pieds; leau chaudeferait très-nuifible.

3 0 . Les lavements faits avec une décoc-tion dherbes émollientes quelconques pro-duifent aufïi un très-bon effet.

4 0 . Il faut boire abondamment du laitdamande N°. 4, de la limonnadefaite avecdu jus de citron & de leau (ceft la meil-leure boiffon dans ce cas,) ou de leau &du vinaigre, qui fupplée très-bien à la li-monnade; & ce qui eft encore plus efficace,du petit lait très-clair avec un peu de vi-