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Tome premier (1780)
Entstehung
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137
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D E D E N T S. 137

lagé lun ne foulage pas lautre. Cela vientde ce que ces remedes font toujours or-donnés fans connoiffance de caufes; quonne fait point attention à la nature du mal;quon traite une douleur de carie commeune douleur dinflammation, celle-ci com-me une douleur de fluxion froide, & cettederniere comme une douleur caufée par lâ-creté fcorbutique; ainfi il neft point éton-nant que lon échoue. Les Médecins eux-mémes ne donnent peut-être pas toujoursallez dattention à la nature du mal; & lorf-quils la connoiffent, ils fe bornent trop àdes remedes foibles & incapables de pro-duire leffet néceflaire. Si le mal eft de na-ture inflammatoire, rien ne peut guérir quela faignée.

U en eft des maux de dents comme detous les autres; ils dépendent de plufîeurscaufes différentes, & fi lon ne combat pasces caufes par les remedes qui leur con-viennent, bien-loin de guérir, lon augmentele mal.

On peut dire des maux de dents ce quejai dit des rhumes ; les malades & les Mé-decins les négligent quelquefois beaucoup^trop ou les biffent sinvétérer , & ils ont'les fuites les plus triftes. La douleur conti-nuelle & linfomnie détruifent la fanté, pro-duifent fouvent la fievre, & en affoiblif-fant le genre nerveux, jettent fouvent dansles vapeurs & dans lesconvulfions. Les dentsfe gâtent totalement, & outre le défagré-ment qui en eft la première fuite, le ma-