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lagé l’un ne foulage pas l’autre. Cela vientde ce que ces remedes font toujours or-donnés fans connoiffance de caufes; qu’onne fait point attention à la nature du mal;qu’on traite une douleur de carie commeune douleur d’inflammation, celle-ci com-me une douleur de fluxion froide, & cettederniere comme une douleur caufée par l’â-creté fcorbutique; ainfi il n’eft point éton-nant que l’on échoue. Les Médecins eux-mémes ne donnent peut-être pas toujoursallez d’attention à la nature du mal; & lorf-qu’ils la connoiffent, ils fe bornent trop àdes remedes foibles & incapables de pro-duire l’effet néceflaire. Si le mal eft de na-ture inflammatoire, rien ne peut guérir quela faignée.
U en eft des maux de dents comme detous les autres; ils dépendent de plufîeurscaufes différentes, & fi l’on ne combat pasces caufes par les remedes qui leur con-viennent, bien-loin de guérir, l’on augmentele mal.
On peut dire des maux de dents ce quej’ai dit des rhumes ; les malades & les Mé-decins les négligent quelquefois beaucoup^trop ou les biffent s’invétérer , & ils ont'les fuites les plus triftes. La douleur conti-nuelle & l’infomnie détruifent la fanté, pro-duifent fouvent la fievre, & en affoiblif-fant le genre nerveux, jettent fouvent dansles vapeurs & dans lesconvulfions. Les dentsfe gâtent totalement, & outre le défagré-ment qui en eft la première fuite, le ma-