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Tome premier (1780)
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134
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i34 Maux

ou des figues cuites dans du lait ; & dèsquil paroît mûr on le fait ouvrir, ce quieft aifé & point douloureux. Pendant toutce temps létat de la bouche ne permet or-dinairement davaler que du liquide & ceftun bien 3 il faut obferver le régime le plusexad.

Quelquefois le mal, quoiquil dépende decette caufe, neft pas fi violent, mais il durefort long-temps & revient dès quon seftéchauffé , dès quon eft au lit, dès quonprend quelques mets échauffants, quelqueliqueur, du vin, du caffé. Il faut dans Cecas faire une faignée, fans laquelle les au-tres remedes font inutiles, & prendre quel-ques foirs de fuite des bains de pied tiedes,& une prife de poudre N°. ao.

La privation totale de vin & de viande,fur-tout le foir, a guéri plufieurs perfonnesqui avoient des maux de dents très-opiniâtres.

Tous les remedes chauds, dans cette ef-pece, font pernicieux; & fouvent lopium,la thériaque , les pilules de ftyrax , bien-loin de produire leffet quon en attend,ont empiré les douleurs.

§. 141. Quand le mal dépend dune hu-meur catarrhale froide qui fe jette fur lesmêmes parties, il eft ordinairement, quoi-quaufîi douloureux, accompagné de fymp-tomes moins violents. Le pouls neft ni fort,ni plein, ni fréquent; la bouche eft moinschaude, lon enfle moins. Dans ces cas, ilfaut purger avec la poudre N°. n , ce quiguérit quelquefois radicalement des maux