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ou des figues cuites dans du lait ; & dèsqu’il paroît mûr on le fait ouvrir, ce quieft aifé & point douloureux. Pendant toutce temps l’état de la bouche ne permet or-dinairement d’avaler que du liquide & c’eftun bien 3 il faut obferver le régime le plusexad.
Quelquefois le mal, quoiqu’il dépende decette caufe, n’eft pas fi violent, mais il durefort long-temps & revient dès qu’on s’eftéchauffé , dès qu’on eft au lit, dès qu’onprend quelques mets échauffants, quelqueliqueur, du vin, du caffé. Il faut dans Cecas faire une faignée, fans laquelle les au-tres remedes font inutiles, & prendre quel-ques foirs de fuite des bains de pied tiedes,& une prife de poudre N°. ao.
La privation totale de vin & de viande,fur-tout le foir, a guéri plufieurs perfonnesqui avoient des maux de dents très-opiniâtres.
Tous les remedes chauds, dans cette ef-pece, font pernicieux; & fouvent l’opium,la thériaque , les pilules de ftyrax , bien-loin de produire l’effet qu’on en attend,ont empiré les douleurs.
§. 141. Quand le mal dépend d’une hu-meur catarrhale froide qui fe jette fur lesmêmes parties, il eft ordinairement, quoi-qu’aufîi douloureux, accompagné de fymp-tomes moins violents. Le pouls n’eft ni fort,ni plein, ni fréquent; la bouche eft moinschaude, l’on enfle moins. Dans ces cas, ilfaut purger avec la poudre N°. n , ce quiguérit quelquefois radicalement des maux