i^i Maux
dents voifines qui fe couvrent de tartre &
périfl’ent.
Quand le mal eft moins confidérable ,on peut quelquefois en arrêter les progrèsen brûlant la dent avec un fer chaud, &en la plombant enfuite fi elle en eft fuf-ceptible.
L’on fe fert très-fouvent de différentesliqueurs, & même d’eau-forte & d’efpritde vitrioî; mais ces remedes font extrême-ment dangereux & doivent être bannis. Sil’on craint les opérations que je viens d’in-diquer , on peut employer l’efïence de gi-rofles dans laquelle on trempe du coton ,qu’on applique fur la carie, ce qui foulagefouvent pour aflez long-temps & fait enfintomber la dent en pièces. L’on emploie aufliune teinture d’opium appliquée de la mêmefaçon , & l’on peut mêler ces deux reme-des enfemble à dofes égales. J’ai réufli-plu-sieurs fois avec la liqueur minérale anodyned’HoFFMAN; elle paroît pendant quelquesinftants augmenter la douleur, mais le fou-lagement vient ordinairement après qu’ona craché quelques fois. Un gargarifme faitavec l’argentine bouillie dans de l’eau, fou-lage fouvent les douleurs qui 1 viennent decarie ; & plufieurs perfonnes dans ce casfe font bien trouvées d’en faire un ufagehabituel; ce remede ne peut point nuire,il eft même utile pour les gencives. D’autresfe foulagent en frottant tout le vifage avecdu miel. ' ' - .
Ç. 139. La fécondé caufe, c’eft l’inflam-