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Tome premier (1780)
Entstehung
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119
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ULCÉRÉ. Ilf

Lun étoit une petite fille de dix mois; elleavoit eu lébullition qui rentra tout-à-coup ;ce fut alors quon mappella ; mais il sétoitfait un dépôt fur la poitrine, & rien ne putla fauver. Lautre étoit un garçon robuitede dix-fept à dix-huit ans, chez lequel lamaladie sannonça dabord allez violem-ment. Elle fe calma cependant, & la fievreétant prefque entièrement finie, les fueursqui commençoient à venir lâuroient guéri ;mais il ne voulut jamais les foutenir, & femettoit à chaque inftant nud. Il fe fit tout-à-coup un dépôt fur le poumon, qui lem-porta trente heures après. Je nai jamais vumourir avec une peau auffi feche. Le vo-mitif chez lui navoit fait que peu deffet,& avoit procuré une diarrhée. Sa mauvaifefaçon de fe conduire paroît avoir été la cautede fa mort. Ceft un exemple.

§. iai. Je me fuis étendu fur cette ma-ladie, parce quil pourroit arriver quelle ferépandît dans dautres endroits il feroitutile quon fût prévenu de fes caraâeres, &du traitement qui a autant de rapport aveccelui des fievres putrides dont je parlerai plusbas, quavec celui def maladies inflammatoi-res, dont jai parlé; puifque, chez quelquesperfonnes , le mal de gorge a été évidem-ment un fymptome de fievre putride plu-tôt que la maladie principale (a). Cette

(æ) LEditeur de Paris a très bien remarqué quecette maladie a beaucoup de rapport avec le malde gorge gangreneux , qui a été épidémique, de-puis ian 1740, dans piufieurs endroits de lEurope;)