ULCÉRÉ. Ilf
L’un étoit une petite fille de dix mois; elleavoit eu l’ébullition qui rentra tout-à-coup ;ce fut alors qu’on m’appella ; mais il s’étoitfait un dépôt fur la poitrine, & rien ne putla fauver. L’autre étoit un garçon robuitede dix-fept à dix-huit ans, chez lequel lamaladie s’annonça d’abord allez violem-ment. Elle fe calma cependant, & la fievreétant prefque entièrement finie, les fueursqui commençoient à venir l’âuroient guéri ;mais il ne voulut jamais les foutenir, & femettoit à chaque inftant nud. Il fe fit tout-à-coup un dépôt fur le poumon, qui l’em-porta trente heures après. Je n’ai jamais vumourir avec une peau auffi feche. Le vo-mitif chez lui n’avoit fait que peu d’effet,& avoit procuré une diarrhée. Sa mauvaifefaçon de fe conduire paroît avoir été la cautede fa mort. C’eft un exemple.
§. iai. Je me fuis étendu fur cette ma-ladie, parce qu’il pourroit arriver qu’elle ferépandît dans d’autres endroits où il feroitutile qu’on fût prévenu de fes caraâeres, &du traitement qui a autant de rapport aveccelui des fievres putrides dont je parlerai plusbas, qu’avec celui def maladies inflammatoi-res, dont j’ai parlé; puifque, chez quelquesperfonnes , le mal de gorge a été évidem-ment un fymptome de fievre putride plu-tôt que la maladie principale (a). Cette
(æ) L’Editeur de Paris a très bien remarqué quecette maladie a beaucoup de rapport avec le malde gorge gangreneux , qui a été épidémique, de-puis i’an 1740, dans piufieurs endroits de l’Europe;)