n8 Mal de GorgeN°. 2$ ont fouvent produit , avec grandfuccès, l’un & l’autre effet. Dans d’autrescas, j’ai employé'l’ipécacuanha N°. 35.
Dans quelques fujcts, il n’y avoit pas defymptomes inflammatoires, & le mal dépen-doit uniquement d’embarras putrides dansles premières voies; quelques malades mêmerendoient des vers : alors je n’ai point faitde faignces, mais le remede vomitif pro-duifoit, dans le commencement, un excel-lent effet, & tous les fymptomes diminuoientfenfiblcment ; la fueur furvenoit naturelle-ment , & le malade guérifl'oit au bout dequelques jours.
§. 119. Il y a eu quelques endroits danslefquels il n’y avoit aucun caraétere d’in-flammation , & où il ne falloit point de fai-gnées; celles qu’on faifoit réufliffoient mai.
Je n’ai point fait faigner d’enfants. Lesvéficatoires, après l’évacuation des premiè-res voies, St beaucoup de délayants étoientleurs remedes. Une Ample infufion de fu-reau & de tilleul a fait beaucoup de bien àceux qui en ont bu abondamment.
§. 120. Je fais qu’il efl mort dans quel-ques villages un grand •nombre de malades,avec une enflure de col prodigieufe. Il enefl; auffi mort quelques-uns en ville; entr'au-tres une fille de vingt ans, qui n’avoit prisque des fudorifiques chauds, & du vin rou-ge , & qui mourut dès le quatrième jour,avec des fuffocations violentes, & perdantbeaucoup de fang par le nez. Du grand nom-bre que j’ai vu, il n’en efl mort que deux.