toi Pleurésie.prévenir fans faignées , par un régime ra-fraîchiflant, en fe privant de temps en tempsde viande & de vin , en buvant du petit-lait , ou d’une des boiflons N°. 1,1,4,& en prenant quelques bains de pied tiedes,fur-tout dans les faifons dans lefquelles cesmaux ont accoutumé de revenir.
iox. Il y a deux remedes très-ufitésdans cette maladie parmi le payfan , & van-tés même par quelques Médecins, le fangde bouquetin, & la fuie dans un œuf. -Je nenie point que tien des gens n’aient été gué-ris après l’ufage de ces remedes; mais il n’eneft pas moins vrai que l’un & l’autre, aulïibien que l’œuf dans lequel on prend la fuie,font dangereux, ainfi il eft prudent de nejamais les employer, puifqu’il y a beaucoupde probabilité qu’ils feront un peu de mal,& une certitude qu’ils ne peuvent point fairede bien.
Le genipi , ou l’abfynthe des Alpes, s’eftaufli acquis beaucoup de réputation , & aoccafionné beaucoup de difputes entre desMiniftres très-zélés, & un Médecin très-éclairé ( a ), Il eft aifé d’en déterminer 1’u-fage. Le genipi eft puiflamment amer, iléchauffe & fait fuer. L’on ne doit donc ja-mais l’employer dans une pleuréfie, tant queles vaiflèaux font pleins, le pouls dur, lafievre forte, le fang enflammé. Dans tousces cas il augmenteroit le mal; mais, fur la
Les Mercures de Neufchâtel ont été le théâ-tre de cette guerre; je crois en 1758 & 59.