90 Inflammation
Je fais qu’un grand nombre de très-ha-biles gens les emploient journellement dansces maladies ; mais ils les quitteront dèsqu’ils fe donneront la peine d’obferver leurseffets, indépendamment de ceux des autresremedes auxquels ils les mêlent, & qui encorrigent l.e danger. J’ai vu un malade qu’unChirurgien étranger avoit youiu guérir d’uneétifîe , en lui faifant prendre du lard fonduqui avoit empiré le maj. Ce confeil paroîtabfurde, & il l’eft ; cependant les balfami-ques qu’on ordonne ne fe digèrent peut-être guere mieux que le lard. La poudreN°. 14 tient tout ce que les balfamiquespromettent; elle n’a aucun de leurs incon-vénients, & elle a toutes les qualités qu’onleur fuppofe; niais il ne faut pas la donnerdans le temps qu’il y a encore de l’inflam-mation , ou qu’elle furvient de nouveau ;& il ne faut mêler aucun autre alimentpu lait.
Ce fameux rémede , nommé Yannkecli -que , n’a point non plus, dans ces cas , lesvertus qu’on lui fuppofe. Je m’en fers très-fou vent dans quelques toux opiniâtres desenfants avec le lait, & alors il eft très-utilepeut être principalement comme anti-acide.Mais j’en ai rarement vu" des effets fenfi-bles chez les grandes perfonnes ; & dansle cas dont je parle, je craindrois qu’il nefît du mal.
§. 84. Si, au-lieu de crever intérieure-ment , la vomique creve extérieurement, lepus s’épanche dans la poitrine. L’on con-