de Poitrine, 89benthine, le beaume du Pérou, celui de laMecque, l’encens, le mallic , la myrrhe,le ftorax, le beaume de foufre. J’en diraiun mot ici, parce qu’il eft autant de monobjet de détruire les préjugés favorables auxmauvais remedes que d’accréditer les bons:c’eft que je n’emploie point ces remedesparce que je fuis convaincu que les effetsen font généralement fâcheux dans ce cas :que je vois tous les jours qu’ils font un maltrès-réel, qu’ils retardent la guérifon , &que fouvent ils rendent mortelle une mala-die très-guériffable. Ils ne fe digèrent point,ils obftruent les petits vaiffeaux du poumonqu’il faudroit défobftruer, ils occafîonnentévidemment, h moins que la dofe.ne foitextrêmement petite, de la chaleur & del’op-preflion. J’ai vu plufieurs fois, aufli claire-ment qu’il étoit poffible, que des pilules dansîefquelles entroient la myrrhe, la térében-thine , & le beaume du Pérou, qui font,d’ailleurs, de très-bons remedes dans plu-fieurs autres maladies , quelquefois mêmedans quelques maladies de poitrine, ou dansdes toux ftomachiques, occafionnoient aubout d’une heure de l’agitation dans le pouls;de la rougeur, de l’altération & de l’op-preflion. Enfin, l’on pourroit démontrer àtoute perfonne non prévenue, que ces re-medes font réellement nuifibles dans cecas, & je fouhaite ardemment qu’on fe dé-fabufe fur leur compte , & qu’ils perdentcette réputation qu’ils ont malheureufementufurpée.
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