Druckschrift 
Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
74
Einzelbild herunterladen
 

74 Inflammationde capilaire ; pour les gens riches il fautpréférer ùn vin mufcat de France.

§. 6z. Je nai point parlé démétiques,ni de purgatifs , parce quils font tout-à-faitcontraires dans cette maladie. Les anodins,ou remedes propres à faire dormir, fontaufti généralement mauvais : il y a quel-ques cas cependant dans lefquels ils peuventêtre utiles; mais ces cas font fi difficiles àconnoître quon ne doit jamais fe permettreces remedes, quand on na pas un Méde-cin. Jai vu plufieurs malades quils ont jet-tés, pris mal-à-propos, dans une étifie in-curable. Lorfque tout eft bien allé, ordi-nairement le malade eff très-bièn le quator-zième jour, & alors on peut, sil a appétit,le mettre au régime des convalefcents. Sila encore du dégoût, la bouche mauvaife,la tête pefante , on doit le purger avec lapotion N°. ii.

§. 6%. Il furvient quelquefois des faigne-ments de nez, même après plufieurs faignées,qui font très-favorables, & foulagent ordi-nairement beaucoup plus que les faignées.On doit sattendre à ces faignements, lorf-quaprès les faignées le malade eft mieux àplufieurs égards, & quil lui refte cepen-dant encore un grand mal de tête, avec lesyeux vifs & le nez rouge. Il ne faut rienfaire pour les arrêter, ce qui feroit très-dangereux; ils sarrêtent deux-mêmes. Dau-tres fois, mais plus rarement, la maladiefe diftipe par une diarrhée légèrement dou-lourcufe des matières bilieufes.