de Poitrine, 73d’ordonner des remedes particuliers pour cesaccidents, comme des cordiaux fpiritucux ,de la thériaque, des confedions, du caftor,de la rue, l’on trouble la nature dans fesopérations, la crife ne fe fait point, la ma-tière qui devoit s’évacuer , ou par les Tel-les, ou par les urines, ou par les fueurs,ne s’évacue point, mais elle fe dépofe furquelque partie interne ou externe. Si c’efl:fur une partie interne , le malade meurtd’abord, ou il fe forme une nouvelle ma-ladie plus fâcheufe, & moins guériffableque la première. Si c’eft fur l’extérieur ducorps, le malheur eft moins grand, & ilfaut, dès qu’on s’en apperçoit, mettre furcette partie des cataplafmes émollients, quil’amenent a maturité, & l’ouvrir dès qu’onle peut.
§. 61. Pour prévenir ces accidents, il faut,quand les fymptomes effrayants dont j’aiparlé furviennent, ne rien changer du toutau traitement, excepté qu’on doit donnerle lavement émollient N°. 5, & appliquerde deux en deux heures une flanelle trem-pée dans l’eau tiede, qui couvre tout le ven-tre & faffe prefque tout le tour du corpsderrière les reins. L’on peut aufîi augmen-ter un peu la quantité de la boiflon, & di-minuer celle de la nourriture pendant toutle temps que cet état violent dure; maiscomme il importe cependant de foutenir lesforces du malade, s’il paroît réellement foi-ble, on peut donner de temps en temps unecuillerée de vin blanc avec autant de firop
Tome I, D