70 Inflammationy a d’ailleurs, à cet égard , plufieurs bi-zarreries , qui dépendent des plus petite*circonftances ; ainfi il ne faut point fe fon-der uniquement fur cette croûte, pour ré-gler les faignées; & en général , il ne fautpas trop croire que l’état du fang dans lapalette puifle nous faire juger avec certi-tude de fon véritable état dans le corps.
§. 5a. Quand le malade eft dans l'étatdécrit (§. 47.) non-feulement la laignée nele foulage point , mais quelquefois mêmeelle nuit, par le prompt affoibliflement danslequel elle le jette. En général, dans cecas, tous les remedes font inutiles; & c’efttoujours une très-mauvaife marque, danscette maladie , quand la faignée ne fou-lage pas, ou quhnd il y a des circonftan-ces qui obligent à la ménager & la fontcraindre.
§. 53. L’on mettra tous les jours les jam-bes, une demi-heure, dans un bain d’eautiede, en enveloppant exaêfement le ma-lade, afin que le froid n’arrête paslatranf-piration que le bain favorife.
§. 54. De deux en deux heures, il pren-dra une taffe de la potion N°. 8 , qui fa-cilite toutes les évacuations, & principale-ment les crachats.
§. 55. Quand l’oppreffion eft confidéra-ble, & la toux feche , l’on fait refpirer aumalade la vapeur de l’eau bouillante, danslaquelle on a mis un peu de vinaigre. Pourcela on s’y prend de deux façons , ou enmettant fous le vifage du malade, qui doit