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prévenir cela , il faut, k moins que toutn’aille extrêmement bien , réitérer la fai-gnée au bout de quatre heures, & tirer en-core douze onces de fang. Souvent cela fuf-fit. Mais li au bout de huit ou dix heures,la maladie paroiffoit fe ranimer, il faudroitréitérer une troifieme fois, une quatrième,& même plus fouvent. Mais en employantles autres fecours néceflaires, j’ai rarementeu befoin de plus de trois faignées, & fré-quemment je m’en tiens aux deux premières.
S’il y a plufieurs jours que la maladiedure , quand on commence a la traiter ,& fi la fievre eft encore forte , la refpi-ration difficile, fi le malade ne crache pas,ou s’il crache trop de fang, il faut, fanss’embarrafler du jour, faire une faignée,fût-ce le dixième.
51. Le fang, dans cette maladie, &dans toutes les autres maladies inflamma-toires , eft extrêmement épais ; & prefqued’abord qu’on l’a tiré, il fe forme au-demiscette peau blanche , coriace, que chacunconnoît, & qu’on appelle croûte pleurétique.L’on regarde comme un bien, lorfque dans-chaque faignée elle devient moins dure &:moins épaiflè que dans la précédente ; cequi eft généralement vrai, fi en meme tempsle malade fe trouve mieux ; mais fi l’on nefaifoit attention qu’au fang teul, on fe trom-
f ieroit fouvent. Il arrive même que dans'inflammation de poitrine la plus violente,cette croûte ne fe forme point ; ce qu’onregarde comme un figne très-dangereux. Il