Introduction. 13Il ne faut pas juger du pouls feulement parla vîteffe, mais encore par la force ou lafoiblefle , la dureté ou la mollefle, la ré-gularité ou l’irrégularité.
Il n’y a pas befoin de définir le pouls fort& le pouls foible : le fort eft prefque tou-jours d’un bon augure ; & s’il l’eft trop,on peut l’affoiblir : le foible efl fouvcnt fâ-cheux.
Si le pouls, en frappant le doigt, faitfentir un coup fec, comme fi l’artere étoitde bois ou de quelque métal, on l’appelledur; l’oppofé s’appelle mou : le dernier vautgénéralement mieux.
Si le pouls eft fort & mou, encore qu’ilfoit vite, on doit conferver beaucoup d’ef-pérance. S’il eft fort & dur, cela indiqueordinairement une inflammation , & de-mande la faignée & le régime rafraîchiflant.
- S’il eft peçit, vite & dur, le danger eft très-grand.
L’on appelle pouls régulier celui dont tousles battements font à des diftances égales ,dont il ne manque point de battements (s’ilen manque, il eft intermittent), & donttous les battements fe refîemblent, de façonqu’il n’y en a pas alternativement un fort,& un foible.
Tant que le pouls eft bon , que la refpi-ration n’eft pas embarraflee, que le cerveaune paroît pas fortement attaqué, que le ma-lade prend les remedes , qu’ils produifentl’effet qu’on en attend, qu’il conferve desforces, qu’il fent fon état, l’on doit efpé-