Introduction. sdroient plus fouvent ; par-là même il rel-teroit plus d’habitants au pays, il en ren-trèrent davantage, & ils rapporteraient plusd’argent. Le pays ferait plus peuplé, plusriche & plus heureux ; parce que le bon-heur d’un peuple qui vit fur un fol fertiledépend beaucoup de la population , & unpeu des richelfes pécuniaires.
Non-feulement l’on fort beaucoup dupays, & par-là même il y a moins de genspour le peupler ; mais ceux qui y relientpeuplent, à nombre égal, moins qu’autre-fois ; ou ce qui revient au même , parmile même nombre de perfonnes , il y a moinsde mariages; & le même nombre de ma-riages fournit moins de baptêmes. Je n’entrepoint dans le détail des preuves; il ne fautque regarder autour de foi pour en être con-vaincu. Quelles en font les caufes? Il y ena deux principales; le luxe & la débauche,qui nuifent à la population par plufieursendroits.
Le luxe oblige le riche qni veut figurer,& l’homme à revenus médiocres, mais fonégal au moins à tout autre égard, & quiveut l’imiter, à craindre une famille nom-breulè, dont l’éducation confumeroit desrevenus confacrés aux dépenfes d’apparat ,& d’ailleurs s’il falloir partager fon bienentre plufieur?enfants, ils en auraient toustrès-peu & feraient hors d’état de foute-nir le train des peres. Quand le mérite eltapprécié par la dépenfe extérieure , l’ondoit aéceflairement tâcher de fe mettre, &